Terres Inconnue


Points de vue

Pouvoir et responsabilité dans l’accompagnement

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Dans le métier de coach nous entretenons un lien particulier avec le pouvoir et ses attributs. Sollicités par des dirigeants, des personnes décisionnaires, nous nous devons de développer l’aisance qui sert à créer la relation de confiance à la base de notre métier. L’expression « executive coach », associant notre métier au titre de nos clients peut être vue comme forme d’affichage officiel de cette proximité.

 

Et pourtant, il n’est pas rare que nous ayons choisi d’exercer ce métier parce que nous n’avons pas aimé les rôles de pouvoir, que nous avons échoué à exercer une relation hiérarchique. Examiné depuis notre ombre, tout se passe comme si ce métier nous permettait d’exercer un pouvoir sans en prendre la responsabilité puisque notre rôle est de ne pas avoir d’intention pour l’autre. Il pourrait aussi être vu comme une tentative de soigner notre blessure intime liée au pouvoir.

 

Mais si l’on s’attache à percevoir cette question sous l’angle de la lumière, nous sommes invités à changer de regard, en considérant la question de notre responsabilité à exercer en pleine conscience nos multiples pouvoirs (avec ou sans baguette magique) : le pouvoir de coopérer, le pouvoir d’accueillir l’émotion ou la tension, le pouvoir de faire exprimer les non-dits, le pouvoir d’aider à transformer l’échec en réussite.

 

Autrement dit, celui d’honorer la multiplicité des talents et des intelligences que nous avons appris à connaître par le travail d’intériorité et d’acceptation de notre puissance, qui est au cœur de ce métier de la présence et de l’attention à l’autre.

 

Forsythia and Pear in Bloom, Fairfield Porter (1907-1975)

 



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