Terres Inconnue


Points de vue

Marginal sécant

9b2d950b0945ab992d6d48763afe8c7ca645cb86391de450d760f741cd2b0e33.jpgPour s’appuyer sur l’intelligence du collectif, les clients que nous accompagnons et nous-mêmes cherchons à fonctionner avec des modalités de décisions collectives en définissant et en attribuant des rôles.

 

En se référant à la sociologie des organisations, le coach se définit non seulement comme un marginal sécant mais en tire sa puissance.
En effet, est marginal sécant celui que est partie prenante de plusieurs sous-systèmes. Il utilise alors comme ressource les relations qu’il a avec chacun de ces systèmes et les connaissances qu’il a de leurs logiques spécifiques.

 

Le coach tire sa puissance de sa capacité à être aussi bien dans que hors du système ou de l’organisation du coaché. Capacité dont le coaché ne bénéficie pas et qui permet au coach de définir son altérité.
En travaillant à partir de cette place spécifique, le coach peut :
• être une personne de l’interrogation et du doute méthodique
• accompagner le coaché dans sa relation à l’organisation et imaginer avec lui des alternatives
• aborder les notions de dedans/dehors, exclus/inclus, dépendance/autonomie, distance/proximité
• travailler sur le ET plutôt que sur le OU
• explorer les questions existentielles.
Ce que le coach a pu percevoir dans son passé comme une difficulté à appartenir, devient alors une force à mettre au service de ses clients.

 

C’est souvent le rôle du superviseur de repérer les situations paradoxales auxquelles est confronté le coach :
• Aider ses clients à mieux s’inclure alors qu’il est marginal sécant
• Aider ses clients à être meilleurs managers alors qu’il a souvent eu peu de talents dans ce registre
• Aider ses clients à faire équipe alors qu’il est solitaire.

D’après un article de Jean Louis Sentin dans "Le grand livre de la supervision".

L'automne, Boris Alekseïevitch Smirnov (1905-1993)